Nous commençons cette série d’interview par Fabrice Reithofer, président et fondateur de l’association Rétrorencard (fondée le 5 mai 2002)

Fabrice, comment t’est venue la passion pour les voitures de collection ?
Mon grand’père et mon père m’ont inoculé le virus. A l’âge de 13 ans, je m’offre une Renault 4 CV de 1959 … à restaurer. A la majorité, je passe un CAP de mécanicien, puis un brevet de compagnon. En 1988, je traverse la Manche pour travailler 3 ans chez A.B. Price à Birmingham (restaurateur réputé de voitures de collection). Je reviens en France au volant d’une Rolls-Royce Silver Cloud de 1963. C’est 2002 que je crée Rétrorencard afin de réunir les passionnés de véhicules de collection tous les 1ers dimanches du mois (d’abord à Strasbourg puis à Dorlisheim). Elle est ouverte à tout le monde gratuitement et sans inscription. C’est une des raisons de son succès puisque l’on arrive à faire venir jusqu’à 700 véhicules (2 roues, voitures, camions, autocars, etc…). Bien sûr le public est admis à venir à la rencontre des collectionneurs.
Depuis 2014, je suis également délégué régional, pour l’Alsace-Lorraine et la Franche-Comté, de la Fédération Française de Véhicules d’Époque, fondée en 1967, et qui rassemble des centaines de milliers de collectionneurs pour plus de 800 000 voitures.
Parle-moi un peu de la voiture avec laquelle tu es venu aujourd’hui.
C’est une Bugatti Type38 de 1926, équipée d’un moteur 8 cylindres en ligne de 1991 cm3, totalisant 65 ch à 5700 t/mn pour 130 km/h. Il en subsiste une quarantaine sur 386 construits. Cet exemplaire fut initialement carrossé en cabriolet puis a été recarrossé en faux-cabriolet par Figoni & Falaschi (Boulogne-Billancourt), artisans très réputés et connus pour avoir habillé les marques les plus prestigieuses (Bugatti, bien sûr, mais aussi Talbot, Delahaye, etc..). Les sièges sont revêtus d’un remarquable tissu de style art déco.
L’acquisition et la restauration du véhicule se sont fahttps://www.bugatti.com/frit en circuit court, puisque son actuel (et heureux) propriétaire est issu d’une famille molshémienne, la voiture fut fabriquée à Molsheim et nous est présentée à ici à Dorlisheim , à un jet de pierre des usines Bugatti.
Toujours pour respecter le principe du circuit court une trentaine d’entreprises et artisans d’Alsace ont contribué à la restauration du véhicule.
Combien de temps as-tu consacré à la restauration du véhicule ?
Environ 6 ans
Connais-tu l’historique de la voiture ?
Cet exemplaire a appartenu pendant quelques années à Ernest Friederich, pilote chez Bugatti avant de devenir agent de la marque à Nice.
JP Lamps – août 2026
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